LES PURITAINS
Théâtre
€3.70
Les Puritains, c’est la mythologie de la sexualité des adultes, nos frustrations, nos refoulements, la chanson de variété et son cortège naïfs d’idéaux brises, l’infinie simplicité de nos corps nus qu’on ne cesse de traquer dans coins des miroirs.
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Éditeur : lulu.com (14 mars 2009)
Langue : Français
Broché : 120 pages
ISBN-10 : 1409271986
ISBN-13 : 978-1409271987
Poids de l'article : 150 g
Dimensions : 10.8 x 0.71 x 17.5 cm
Respire petit, respire dans moi. Fais-moi venir de tes petits doigts. Poussin, poussin, mon enfant, mon cœur, ma chatte, oui, touche-moi là, c’est ça, comme ça. Ne t’arrête pas; caresse un peu Papa. Fais-le plus vite ; aime tes parents. Fais leur plaisir.
C’est bien comme ça, tu es content ? Dors maintenant, mon enfant, mon cœur, ma chatte, mon amoureux aux doigts de fée, comme tes petites mains sont douces !
Là, calme-toi. Maman, Papa, répète encore en t’endormant, Papa, Maman, répète encore en t’endormant, Maman, Papa, Papa, Maman, répète encore en t’endormant, Papa, Maman, Maman, Papa… Famille.
Adrien
Le décor est constitué de tapis de poils acryliques superposés sur des blocs de mousse, au milieu desquels trône un divan. Une fille se tient debout, masquée d’un loup.
Elle est vêtue d’une culotte et d’un soutien-gorge. Un disque argenté fendu de deux traits figure son sexe sur son slip. Les pointes de son soutien-gorge portent aussi des marques argentées. Son corps est aussi par endroits pailleté d’argent. Entre un clown maquillé et costumé ; il donne son billet à Slave et baise Betty sur la moquette. Elle semble jouir et souffrir à la fois.
En remerciement, elle arrache deux poils qui dépassent de son slip et les lui donne.
Entrée du public sur une polka de cirque. Harvey déjà présent. Entrée comédien(ne)s sur « La Piscine » par The Little Rabbits. Costumes, attachés cases. Table de conférence traversant la largeur du plateau. Deux micros sur pied aux extrémités. Disposition frontale. Ouverture des bouteilles, paquets de chips, poignées de mains, service.
Le texte est gardé en main et lu par les protagonistes durant toute la pièce. Les didascalies lues sont intégrées au texte. Les titres sont projetés au mur. Les musiques sont envoyées par Harvey depuis un lecteur MD.
Les personnages travestis (Léa et Berta) sont vêtus comme les autres hommes en costume cravate. Seul Berta porte une perruque de femme qu’il sortira au début du spectacle de son attaché case en même temps que son hachoir et sa bouteille de Bordeaux.
David Noir, c'est noir. Spectacle choc contre préjugés chics dans un théâtre de chair qui ose tout.
David Noir signe les Puritains, objet traumatique, brûlot manifeste et joyau dramatique indéniable.
Pierre Notte - L'événement du Jeudi - avril 2000
Plus qu’une simple pièce, c'est une cuite phénoménale, une grenade dégoupillée, une audace sans limite, un doigt lyrique et fièrement levé contre l'ordre des choses.
Nicolas Rey - LE FIGARO étudiant - 23/05/ 2000
Hard corps. Ce spectacle explosif où les gestes d'amour sont joués sans vergogne, à mi-chemin du grotesque et de la plus grande insolence.
Fabienne Arvers - Les Inrockuptibles - juin 2000
Toutes hontes nues. Véritable outrage à la décence, cette pièce coup de poing inaugure une nouvelle approche de l'art dramatique:
iconoclaste, vivante et sauvage. Celle du théâtre de demain? Ce pourrait bien être, à nos yeux l'un des plus nécessaires et dérangeants spectacles du moment.
Myriem Hajoui - A nous Paris! - 03/07/2000
Mais cette expérience manquerait de nouveauté si elle se réduisait à une simple provocation.(…) En faisant lire à ses acteurs certaines scènes obscènes et loufoques (certaines ne détonneraient pas chez Copi ou Llamas), en adoptant un décalage salvateur, en louvoyant entre les écueils du pathétique et de la vulgarité, David Noir fait naître l'émotion. Sa présence sombre, déchirée, orchestre cet opéra pornographique avec l'énergie de celui qui sait ce que violence veut dire.
Valérie Judde - Chronic'art - Scènes/art – Planches – juillet 2000
"Les Puritains" a été créé le 6 juin 1998, salle Wilson au TGP de St Denis (dir. Stanislas Nordey) par la compagnie La Vie Est Courte. Puis a été représenté dans sa version longue puis courte, en région parisienne jusqu’à l’automne 2000.
Texte et mise en scène: David Noir
Distribution:
BETTY: Sonia Codhant
ADRIEN: Stéphane Desvignes
PREMIER: Jean-Hugues Laleu
DEUXIÈME: Jacques Meystre
HARVEY: David Noir
SLAVE: Jean-François Rey
JEAN: Miguel-Ange Sarmiento
LÉA: Philippe Savoir
BERTA: Pierre Viguié
Musique: Jérôme Coulomb
Affiche originale: Philippe Savoir
Photos: Karine Lhémon
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